A lire en se pinçant le nez :
Hitler était avant tout un cynique et un opportuniste. Il a construit son image avec le soin d'un artiste et être végétarien et abstème faisaient partie de cette image. Dans l'intimité Hitler mangeait de la viande et buvait de la bière, mais par sa fonction, il ne se trouvait dans l'intimité que pour dormir et dans des très rares occasions, loin de la vie publique, pour manger et boire, d'où l'on sait qu'il n'était pas un végétarien et abstème conséquent mais quand Hitler prenait ses repas accompagné par son nombreux entourage, ce qui était presque toujours le cas, il ne mangeait pas de viande et ne buvait pas d'alcool.
Devant ses nombreux convives, Hitler justifiait et préconisait son "végétarianisme" avec l'argument suivant : "Manger de la viande rend faible. La preuve : L'Eléphant est le plus fort des animaux et ne mange pas de viande". Hitler ignorait qu'un éléphant doit manger 200 Kg. de feuilles par jour pour entretenir son métabolisme basal (c'est-dire, pour rester en vie). Pourtant, malgré ses grandes lacunes d'autodidacte, Hitler n'était pas un ignare : Shakespeare et Wagner il les connaissait presque par cœur, il avait des très bonnes connaissances en architecture, histoire et mythologie allemandes, sur des thèmes militaires. Aussi il maitrisait de tas de sujets minables, tels que le satanisme, l'occultisme (même s'il n' y a jamais cru), magie noire, spiritisme, réincarnation et d'autres stupidités (qu'est ce qu'il aurait pris son pied avec Internet !).
Le fait est que Hitler mangeait végétarien et je veux vous raconter comment et pourquoi ce végétarianisme, bien qu'indirectement, a eu des effets dévastateurs sur sa santé physique et mentale.
Pour le lecteur français je dois préciser à ce point que, contrairement à nous, les allemands sont très amateurs de haricots secs, et cette denrée tient une place de choix dans leur régime. Pour les allemands ordinaires les haricots secs sont un accompagnement, pour les végétariens, ils en font souvent le plat principal. De ce fait, les flatulences dévenirent son principal souci, bien plus importantes à ses yeux, ou plutôt ses narines, que l'Allemagne ou les juifs. Ce n'étaient pas les flatulences per se, mais la peur, rayant dans l'obsession, qu'une flatulence puisse lui échapper en public.
On comprend mieux cette obsession si l'on tient compte (que cela nous plaise ou non) que Hitler était un homme de très bonnes manières. Tous les témoignages des diplomates qui l'ont connu personnellement coïncident pour affirmer que Hitler avait les bonnes manières d'un majordome viennois.
L'air sérieux et sévère qu'on trouve dans tous ses portraits, ne reflètent un caractère sérieux et sévère (incompatibles avec sa politesse de majordome viennois) mais ses efforts pour retenir ses flatulences. Comme cette rétention devenait de plus en plus fatigante, pénible et lassante, Hitler était ravi de trouver en 1936 un toubib qui lui a résolu ce problème, le Dr. Morell. Morell, qui était contre l'hygiène personnelle (au moins contre la sienne) puait pire qu'une moufette. Sa puanteur était tellement dégouttante, que les membres de l'entourage de Hitler, qui n'osaient jamais lui faire une remarque sur quoi que ce soit, rompirent leur silence pour se plaindre auprès d'Hitler des odeurs (c'est une litote) de son toubib. Et Hitler calmement, et poliment (comme l'aurait fait un majordome viennois) leur répondit : "Je ne fais venir Morell pour ses odeurs, je le fais venir parce qu'il me soigne".
Morell a en effet supprimé le problème des flatulences, mais ce bon résultat il l'avait obtenu au détriment de la santé générale et en particulier mentale de son très éminent patient : Il lui ordonna pas moins de 90 médicaments, dont 27 devaient être pris tous les jours. Parmi ces médicaments journaliers il y avait des généreuses doses de cocaïne et d'amphétamines. Même le plus gentil majordome viennois aurait du mal à rester, calme, poli et serein sous une telle "médication".
Je ne peux affirmer péremptoirement que ces drogues l'ont rendu fou et méchant. Mais si méchanceté et folie il y en avait, il est certain que ces drogues ne le lui l'ont pas calmés.
Hitler a suivi ce régime "médicamenteux" d'une manière ininterrompue entre 36 et 45, il l'a arrêté 5 jours avant son "suicide", quand il a congédié Morell. La traitement de Morell lui a provoqué la maladie de Parkinson, dont parmi les symptômes, en plus des très connus tremblements il y a, entre autres choses, une totale psychorigidité, c'est-à-dire, une totale incapacité à changer d'avis sur quoi que ce soit et une totale incapacité de s'adapter à des situations nouvelles ou changeantes, ce qui fit le cauchemar de ses généraux.
A 55 ans la santé de Hitler était déplorable, il faisait 20 ans de plus que son âge, sa tension artérielle minimale était de 16/10, son physique était devenu presque aussi dégoutant que ses actes. Même s'il avait gagné la guerre, il n'aurait vécu que 10 ans de plus et cela en très mauvaise santé.
Pourquoi Hitler a viré Morell ? Parce que depuis la fin mars 45 Hitler a été pris d'interminables et diarrhées qui l'obligeaient à passer la plupart de son temps assis sur le WC de son bunker mal aéré et Morell qui était un "Fach idiot" (terme allemand intraduisible, car des "Fach idioten" comme ça, n'existent qu'en Allemagne) était totalement impuissant pour arrêter ou calmer les diarrhées de Hitler. Et pour cause, il n'y avait aucune explication médicale aux diarrhées de Hitler. Ces diarrhées étaient provoquées par l'Armée Rouge, dont les soldats se promenaient allègrement aux alentours du bunker.
Voir:
Neumann, H-J, Eberle, H. War Hitler krank?, Bastai Lübe, Köln, 2009
Rayback, T. Hitler's private library, Vintage, New York, 2008
Ulrich Andreas, "The Nazi Death Machine: Hitler's Drugged Soldiers", Spiegel Online, 6/5/2005
Ohler, N. L'extase totale: Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue, La Découverte, Paris, 2016
Neumann, H-J, Eberle, H. War Hitler krank?, Bastai Lübe, Köln, 2009
Rayback, T. Hitler's private library, Vintage, New York, 2008
Ulrich Andreas, "The Nazi Death Machine: Hitler's Drugged Soldiers", Spiegel Online, 6/5/2005
Ohler, N. L'extase totale: Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue, La Découverte, Paris, 2016
http://ptitecaro29.canalblog.com/archives/2008/07/09/9866734.html
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