Le véganisme est une forme délire
compassionnel qui comporte l'idée que nous pouvons nous nourrir sans
sans nuire à aucun être vivant. Ceci est une idée irrationnelle car elle
n'émane pas de l'ignorance mais d'un refoulement de connaissances
élémentaires sur la nutrition et la biologie que nous avons tous appris à
l'école.
Mon
frère, qui est mon aîné de trois ans et demi, à l'age de 8 ans
avait inventé une "religion" (qu'il n'a jamais pratiqué) qui
consistait à ne manger que des fruits, en faisant très attention à
ne pas abîmer les pépins, et déféquer dans la forêt. Même en
suivant cette "religion" on n'échappe pas à la
destruction de la vie: Pour faire germer un arbre d'avocats il faut laisser sécher le fruit avec sa chaire et sa peau, le même principe
s'applique aux fruits secs (amandes, noix…) et a bon nombre d'autres fruits.
Les
primates sommes incapables de synthétiser des protéines. Soit nous
mangeons des viandes de mammifères, lait et laitages, oeufs, oiseaux, poissons et reptiliens, soit
nous mangeons des insectes, comme le fait un tiers de l’espèce
humaine, soit nous mangeons nos propres excréments, comme le fait le
gorille qui obtient des protéines à partir de sa propre microflore intestinale.
La
vie est ainsi faite que le vivant ne peut se nourrir qu'à partir du
vivant.
Ce
n'est pas parce que les végétaux n'ont pas de système nerveux
qu'il ne sont pas sensibles. Des nombreuses études démontrent
qu'ils le sont et de façon plus efficace que les animaux (1). Un système
nerveux est très consommateur d'énergie. Chez l'homme le cerveau
représente 3% du poids et consomme 30% de l'énergie.
Les
seuls êtres vivant qui se nourrissent à partir du non-vivant
(minéraux et énergie solaire) sont les chloroplastes qui font la photosynthèse et de ce fait
se trouvent à la base de la chaîne alimentaire.
Toute
l'énergie que les plantes et animaux consomment provient des
chloroplastes. Tous les animaux et végétaux sont des "prédateurs"
ou des exploitants symbiotiques des chloroplastes.
Les végans ont une conception angélicale de la nature
qui est très belle mais qui ne correspond pas à la réalité. On ne
peut pas vivre sans nuire à d'autres êtres vivants: la nature est cruelle.
Comment expliquer ces croyances irrationnelles concernant la nutrition ?
Je suppose qu'à la base de ces croyances nutritionnelles se trouve le même phénomène qui est à la base de toutes les religions: La peur de la mort.
1. Sentir, bouger, communiquer, les plantes aussi !
- Les plantes sont sensibles aussi bien aux informations extérieures qu'à celles, intérieures, qui les renseignent sur leur état.
Comment expliquer ces croyances irrationnelles concernant la nutrition ?
Je suppose qu'à la base de ces croyances nutritionnelles se trouve le même phénomène qui est à la base de toutes les religions: La peur de la mort.
Le fait que pour
vivre il faut se nourrir et que pour se nourrir il faut que d'autres
êtres meurent, nous met en face du fait inexorable de la mort.
Le véganisme implique la croyance utopique de pouvoir vivre sans
tuer. Je fais l'hypothèse que cette croyance implique inconsciemment une autre: Celle de
pouvoir vivre sans mourir.
1. Sentir, bouger, communiquer, les plantes aussi !
- Les plantes sont sensibles aussi bien aux informations extérieures qu'à celles, intérieures, qui les renseignent sur leur état.

C'est intéressant. Je ne mange pas de viande depuis 33 ans. Très honnêtement, ma motivation n'a pas du tout eu de rapport avec le fait de ne pas vouloir tuer les animaux. Je voyais ma grand-mère tuer le poulet et le lapin que je consommais aussi.
RépondreSupprimerPar contre je pense que le véganisme est un mouvement pour faire évoluer les consciences sur la mauvaise traitance des animaux. Ce n'est plus possible de l'ignorer. Il doit avoir une vie entourée de respect et de gratitude. Alors du coup moins de production et moins de consommation, retourner à une consommation raisonnable et respectueuse. Ma grand-mère parlait tendrement aux poules et aux lapins, leur donnait chaque jour de l'herbe et des épluchures fraîches, ils étaient traités comme membre de la famille et le jour de leur abattage était planifié. Elle remerciait l'animal de sa vie pour nous nourrir.
Quand même je n'en mange plus, je suis énergéticienne, je n'ai pas besoin de cette énergie.
Voilà c'est dit
Bonne continuation
Merci pour votre commentaire.
SupprimerJe tiens juste à vous préciser que je ne me place pas sur le plan de la morale mais sur celui de la santé.
Je n'ai rien contre le végétarisme car les œufs et/ou les laitages suffisent amplement à couvrir les besoins en protéines.
Je me permets quand même quelques commentaires :
RépondreSupprimer« nous nourrir sans sans nuire à aucun être vivant ».
Le mot « sans » est double, au-delà de ça il n'est pas question de supprimer toute souffrance, mais d'opter pour un mode de vie bénéfique à la propre santé et qui réduit la souffrance institutionnalisée que sont les abattoirs devenus industriels.
Évidemment certains végans allant au bout de leur éthique refusent également le cuir et le miel, par exemple, ce qui est une aubaine pour les critiques qui ont vite faits de les déclarer comme étant des idéologues extrémistes. Certains le sont d'ailleurs.
Les primates auraient soit-disant un intestin proche de celui de l’humain et se nourrissent surtout de fruits… Personnellement je pense que nous, les humains, mangeons beaucoup trop de viande et pouvons nous en passer.
Ta digression sur le refus de mort est intéressante. Je la partage, en ce qui concerne bonne partie de l'humanité. Mais je persiste, il ne s’agit pas de ça, ou disons au pire ce serait une dimension inconsciente, il s’agit de réduire la souffrance inutile.
Je ne vais pas utiliser l’impératif catégorique de Kant, mais il me semble intéressant de laisser jouer la compassion et de minimiser son impact sur la nature, surtout animale.
Je véganisme est également une réaction aux excès de l’industrialisation de l’agriculture. En effet, on mange de plus en plus mal et la condition animale est devenue vraiment sordide.
On peut donc voir le positif dans le véganisme et y prendre sa part toute relative et consentie ou le négatif pour surtout ne rien changer. Et ce de ça dont il s’agit surtout, en ce qui concerce les critiques.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Supprimer"Les primates auraient soit-disant un intestin proche de celui de l’humain et se nourrissent surtout de fruits…"
SupprimerIls mangent beaucoup d'insectes, araignées, œufs d'oiseau, petits reptiles. Les plus grands mangent d'autres mammifères y compris d'autres singes.
Justement parce qu'ils ont "un intestin proche de celui de l’humain" ils sont incapables, comme nous, de synthétiser des protéines.
À partir de protéines notre corps peut fabriquer d'autres protéines, des sucres et des graisses.
À partir des sucres notre corps peut fabriquer d'autres sucres et des graisses.
À partir des graisses notre corps peut fabriquer des sucres.
Avec l'exception du soja et du quinoa, seuls végétaux qui contiennent les acides aminés essentiels, notre besoin de protéines d'origine animale est incontournable.
Les animaux exclusivement végétariens passent leur vie à manger et digérer:
"Le ruminant avale son repas en quelques minutes et l’entrepose dans le premier compartiment, le rumen ou panse, qui avoisine les 200 litres. Une vache adulte peut stocker jusqu’à 50kg d’herbe dans sa panse. La nourriture se trouve alors au contact d’une flore digestive constituée de milliards de bactéries commensales qui ont la faculté de pouvoir digérer la cellulose alors que l’organisme des autres mammifères n’en est pas capable.
Dans la panse, la nourriture s’agrège en petites boules appelées bols alimentaires. Lorsque la digestion bactérienne est suffisamment avancée, l’animal régurgite les bols alimentaires pour pouvoir les mâcher et les avaler de nouveau, jusqu’à 60 fois chacun. Chaque fois qu’il remâche, la nourriture devient plus facile à digérer. Une fois que les particules alimentaires ont atteint une taille inférieure à 0,5mm, elles peuvent passer vers le réseau, le feuillet et la caillette. Le cycle de la digestion se termine alors dans l’intestin 3 jours après l’ingestion."
https://fr.virbac.com/home/tout-sante-bien-etre/rumination-des-bovins.html"
Dans ce sens les ruminants ne sont pas des végans radicaux, car si le végan refuse le miel parce qu'il es produit par des abeilles, les abeilles ne sont plus animales que les bactéries commensales qui permettent aux ruminants de digérer et synthétiser des acides aminés essentiels.
Le végan est ausi dépendant de sa flore intestinale, constitué d'animaux microscopiques, que le carnivore.
"Personnellement je pense que nous, les humains, mangeons beaucoup trop de viande et pouvons nous en passer."
Là nous somme tout à fait d'accord. Le végétarisme est tout à fait sain et viable.